Pierrot la lune

Pierrot la lune
Image: Camera Dude http://cameradude.deviantart.com/gallery/

Y
a un bébé dans l'monde, il l'ont appelé Pierrot
I
l a hurlé trois s'condes après ton dernier mot
Une
famille se fonde, on occupe un berceau
Qu
and ta mère vagabonde et découvre ton caveau.
Peu
t etre que pour chaque tombe, on construit un landeau
Ché
pas j'suppose j'abonde dans l'discours des cathos
Leur
quête nauséabonde d'une raison à chaque maux
Remb
allez vos colombes et rappelez vos corbeaux
Le monde suivait sa ronde avant vos cardinaux

J'
m'en vais rejoindre la haut, mon ptit pierrot la lune
Et
j'l'accueillerais sitot, de toute ma rancune..

J
'le connais pas le sens, la logique de la Terre
E
t si Dieu est en transe, qu'son monde tourne à l'envers
J'me dis qu'on a d'la chance, la vie se laisse pas faire
J'admire son insistance, sa force de caractère
Pa
rce que quand on y pense, d'puis l'temps qu'elle perd sa guerre
Elle f
ait preuve de patience, ou d'folie meurtrière
Et ch
aque nouvelle naissance porte son âme militaire
M
ais ton adolescence, elle repose dans l'cimetière
J'enra
ge de ton absence et bon anniversaire

Pier
rot éclate de rire, ca réchauffe le foyer
Ton frere cadet soupire et avale son cachet

J'po
urrais bien raconter tout c'que t'as pas connu
T'd
ire le goût d'un baiser ou l'ambiance d'un bahut
Te dire c'qui a changé, depuis qu't'as disparu
J'
voudrais bien t'expliquer, toi qui n'a qu'aperçu
To
ut c'que tu peux manquer, tout c'que tu n'verras plus
De
s valeurs bafouées, des amis corrompus
Deu
x vieux amants grisés, l'aide d'un inconnu
Et pouvoir tout claqué, suivre ton coeur éperdu
J
'crois qu'tu aurais aimé, comme nous à ton insu

Et si je pouvais peindre la lune de Pierrot
Je la
ferais étreindre ta maman en sanglots

Auj
ourd'hui quand je ris, je pense un peu à toi
Ché
pas bien c'est comme si, j't'offrais un peu d'ma joie
Ton souv'nir s'évanouit et mchappe quelque fois
J'me confonds dans l'oubli comme dans du chocolat...
me quand j'ai des ennuis, je t'en bme parfois
D
e me laisser meurtrie, bien trop faible au combat
Et puis je réagis et puis je me débats
Parce que la leçon d' vie que tu n'apprendras pas
C'est qu'notre état d'esprit ne dépends que d'nos choix

Pierrot a rencontré sa jolie Colombine
O
h Dieu c'est incensé comme deux mains se combinent



Bon anniversaire benji.

# Posté le mercredi 13 décembre 2006 08:57

Modifié le dimanche 03 juin 2007 16:06

une histoire sans fin

une histoire sans fin
Et si un jour, on m'ouvrait le crane et que pleins de mots s'en échappent, des mots qui ne ressembleraient à rien de connu, comme des boules de lumieres munies de petites ailes de colombe, comme un lachée de lucioles dans une nuit noire où chacun de ces insectes te murmurerait son nom au lieu d'un bzzz en frolant ton oreille. Et si à l'interieur de mon crane il n'y avait pas de cerveau, que ces boules de lumiere, que ces mots qui virvoltent, qui agressent, qui piquent et s'envolent...

J
e voulais offrir une nuit de lucioles chantant les mots à qui venait ici, quand aujourd'hui les mots n'ont plus leur sens, quand on les crache sans en jouer, quand on oublie de les prononcer, qu'on les éloigne de leur définition premiere, je voulais faire voler les lucioles...

C'es
t un spectacle si joli, le crane est une cage bien trop étroite pour enfermer des milliards de mots. Ils étaient tristes, mélancoliques, et quand la cage s'est ouverte, ils se sont rs au dehors, ils ont joué, ont fait pleins de loopings et de tourbillons... Mais il y a un retardataire, un mal aimé, un associal, que meme la haine ne veut pas entendre, même elle qui accepte antisémisme, génocide, famine et luxure rejette la derniere luciole qui préfère les barreaux de la cage. Elle est en sécurité, personne ne la passe à tabac, et elle chante son nom toute seule, dans un crane vide qui résonne. L'échos de sa voix malheureuse parcourt mon systeme nerveux jusqu'au moindre phallanges de mes doigts qui tapottent timidement, sur un clavier d'ordinateur: fin...

# Posté le dimanche 02 juillet 2006 20:51

Modifié le dimanche 02 juillet 2006 21:15

Mais... mon ange ce n'est pas toi

Mais... mon ange ce n'est pas toi
Image: Lexidh http://lexidh.deviantart.com/

J
'veux bien t'app'ler amour
J'veux bien t'app'ler tsor
Mon âme, mon secours
J'veux bien des taphores
D'interminables discours
Te dire "j'affronterais la mort"
Pour un souffle de "toujours"
J'veux bien faire des efforts
Mais...

J
'arreterais promis
D'retrousser les babines
A tes tendres chuchotis
Qui m'parcourent l'échine
Plus une répartie
Plus d'ripostes assassines
J'te le jure sur ma vie
J
'ferais même la cuisine!
Ma
is...

Je n'éviterais plus
Le
s réponses aux "je t'aime"
Et
, imagines-tu,
J'
te f'rais lire mes poèmes.
J
'te ferais une statue
J'constuirais un totem
Et j'graverais dessus
N
os deux noms en tandem
M
ais...

M
ais ne me demande pas
D
e t'appeler mon ange
Mo
n ange ce n'est pas toi
J
'ai l'passé qui m'démange.
J
'ten prie ne m'en veux pas
C'est quelque chose d'étrange
M
on ange, il est en moi
E
t je n'veux pas qu'ça change...

J
'veux bien t'app'ler mon Dieu
L'
superieur hierarchique
J'veux bien t'aimer meme vieux
A
ncestral, archaïque...
J'veux bien faire mes adieux
M'
installer à Zurich
J'veux bien tout c'que tu veux
S
auf un mot qui me pique.

# Posté le jeudi 22 juin 2006 10:22

Modifié le mardi 05 juin 2007 05:05

y a un tournesol qu'a poussé dans l'macadam!

y a un tournesol qu'a poussé dans l'macadam!
Comme une envie soudaine d'écrire une lettre au directeur des programme de France 4...

"Monsieur le directeur des programmes,

Ne pouviez vous pas vous contenter de nous présenter une névrosé des histoires d'amour, une excentrique qui fait des bruits bizarres avec sa bouche et ses mains et une étrangeté qui enregistre sa musique avec ses pieds*, non, il fallait absoluement que vous continuiez... vous etiez forcé d'améliorer votre palmarès! Mais par pitié monsieur, vous serez-t-il possible d'envisager que parfois, suite à une erreur de la Déesse zapette, nous nous nous égarions sur votre chaine. Imaginez notre désarroi lorsque l'on tombe sur une nouvelle anomalie, un homme à chapeau à fleur... Ce simple élément à la fois poétique et tellement original, inévitablement nous invite, par péché de curiosité à nous délesté (sacrilège) de la Déesse zapette! Non content de souiller notre âme selon nos croyances païennes, vous vous permettez, comble de la provocation d'accabler l'anomalie d'une bande de troubadours tous plus habiles les uns que les autres de leurs instruments respectifs.

Monsieur, par pitié, arretez de programmer cette hérésie qu'est Taratata, ne pourriez vous pas la remplacé par une émission de qualité digne de la star académie si vous désirez si ardemment rester dans le domaine musical. C'est vrai, je ne remet pas en doute le talent de chanteur d'Anthony Kiedis**, mais face à Matt Pokora... Navré mais il ne fait pas la poids...

Sincèrement, monsieur le directeur des programmes, par compassion vis à vis d'un porte monnaie ayant subi une catastrophe naturelle, je vous le demande, le plus humblement du monde, ne nous forcez pas à acheter à nouveau des CD en nous présentant des artistes que l'on aurait des scrupules à laisser dans l'ombre. La communauté française amatrice de musique réelle vivait en paix et en haromonie avec les banquiers avant l'arrivée de votre chaine sur nos téléviseurs, on se contentait d'un CD de Tracy Chapman ou de Zazie par ci par la... Et aujourd'hui regardez, je suis contrainte de m'abaisser à vous supplier d'introduire un minimum de médiocrité dans vos programmes. Cessez, je vous en conjure, de faire pousser des tournesol sur le macadam comme Jérémie Kisling.

En vous remerciant d'avoir pris connaissance de ma requête,
Cordialement,

Anne Fournier"

*Cf:anais, camille et KT tunstall
**chanteur des Red Hot Chili Peppers

Donc voila, gros coup de coeur sur Jérémie Kisling. Déso Flo de pas avoir réélement écouté quand tu me l'as envoyer. Metterais quelques paroles de ses chansons quand j'aurais l'album,sta dire samedi (va pas etre content le banquier)...

P.S.: qui c'est qui croit que j'suis pas cap de l'envoyer la lettre??? Dis micka, cap ou pas cap?

# Posté le mercredi 21 juin 2006 13:24

Raymond Devos

Raymond Devos
Image: Non, monsieur Devos, vous étiez encore plus grand que ça!

Eteignez les lumières puisque le clown est mort
Et fermez les paupières puisque le génie dort.
Les mots ne valsent plus de sourires en éclats
Les oreilles abattues ne frémissent plus de joie
De t'entendre jongler, de te voir grand dompteur
Toi, l'homme qui patinait sur un lac de bonheur
Tu étais à toi seul, un chapiteau complet
Et le cirque est en deuil, il a l'orgueil blessé
Le pauvre pleure le plus grand des apôtres
Car nul voltigeur ne saurait être l'autre...
Car toi seul pouvais, la main d'Hugo serrer
Sans d'un coup t'empourprer ou d'envie t'étouffer.
Te voila qui partage à nouveau tes repas
Avec Brel de passage, en visite sous ton toit.
Et j'entends ta musique, ta poésie palpable
D'un piano acoustique, tu nous contes ta fable
Tu es une leçon de vie, car la vie tu l'aimais,
Ton c½ur bien rempli, sans haine s'épanouissait
Toi, grand maître du rire qui consolait les gens
Qui les faisait grandir, qui arrêtait le temps
Nous voilà à jamais, à tes lèvres suspendus
Alors qu'elles sont scellées, alors qu'elles se sont tues
Le moindre des mercis que l'on pourrait t'offrir
Bien loin de l'oubli, ce serait de ne jamais mourir.

# Posté le jeudi 15 juin 2006 17:23

Modifié le dimanche 03 juin 2007 12:39